L’artiste n’est pas un doux rêveur qui peint et dépeint des espaces imaginaires purement virtuels. Il crée chaque jour de nouveaux univers remplis d’émotion et de rêves qui construisent notre futur.”  EG

 
 
 

 

Petite française élevée au Niger et citoyenne du monde, mes points de vue sont parfois insolites et décalés. Je vis dans un univers embelli de poésie, peuplé de créatures touchantes et loufoques nées de matières brutes naturelles. Bois de calebasses, d’amadouvier, de racines, de ceps, d’écorces, plumes, papier mâché surfin ou cellulose de bois, graines géantes, encre de Chine et bien d’autres encore sont pour moi une source d’inspiration éternelle que je me contente d’observer avant de leur donner vie.

 Qu’elles soient chats, loups, êtres lunaires ou lémuriens, toutes mes créatures sont habitées d’âme. 

Elles rêvent de sensibiliser l’humanité au respect des êtres vivants, de la nature et de sa biodiversité incroyable. 

La vie est un jeu dont nous créons les règles. 

Ma règle d’or à moi est de broder des fils d’humour sur des êtres étranges, emplis de vie ou d’innocence.

Je fonctionne beaucoup par séries, que ce soit en sculpture ou en peinture.

La série des Ostréïdes met en scène un peuple d’êtres métamorphes échoués d’une autre planète colonisant les bois sauvages terrestres pour essayer de survivre. Ils expriment la complexité de la vie dans sa recherche de la forme la plus appropriée à la survie, ainsi que la sagesse de l’esprit appliquée à la transformation de la matière.

.Les animaux, les êtres authentiques, engagés, sensibles ou même bizarres, l’espace empli de planètes, les matériaux terrestres et extra-terrestres, tous sont pour moi une source infinie d’inspiration. Il suffit de les observer pour découvrir leur  lumière intérieure…

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La série des Falunes, êtres lunaires connectés, rend hommage à la candeur, l’union universelle des êtres et la rondeur maternelle de la Lune. 

On les rencontre sous forme de tableaux peints au lavis d’encre de Chine sur papier d’aquarelle, avec une tonalité parfois sepia.

A travers la série des Encres chimériques, j’aime peindre au lavis d’encre de Chine mixé d’acrylique, dans un rendu de tonalités  blanches grises, noires et sepia, des portraits burlesques parfois très proches de l’univers de Tim Burton, des bouilles de piafs hilarants, des mômes aux yeux clairs et inquiets, ou encore des chats à la queue touffue dormant sur des coussins douillets rayés ou à pois ! 

La série des SakinoOz défend une cause : réalisés dans des sacs à mains en fausses écailles déstructurés, ces derniers se transforment en bêtes à écailles, par opposition aux bêtes à écailles transformées en sacs à main…

La série des CalbinoOz est quant à elle composée de créatures en bois de calebasse reconnaissables à leur petit pull ou leur salopette souvent rayée de noir et blanc, leurs grands yeux en verre soufflé, leur silhouette dodue ou au contraire très élancée. 

Chaque calebasse est soigneusement choisie pour sa forme, sa tâcheture, sa couleur et ses défauts magnifiques. ce sont eux qui me guident et m’inspirent. Complété de cellulose de bois surfine, le bois de calebasse prend vie et révèle la douceur de ses rondeurs et teintes parfois incroyables.

 
 

Il m’arrive aussi d’utiliser le bois d’une calebasse qui s’est avérée trop fragile comme support de base pour y modeler un visage et le peindre en lui adjoignant un autre matériau complètement opposé, tel le verre d’opale d’une coupe chinée et cassée. Cela donne une sculpture insolite d’art brut… comme l’oeuvre Ottomane. 

Autre série et non la moindre, celle des PluminoOz. Ce sont des créatures en plumes sculptées aux yeux irisés reflétant la lumière, en général présentées sous forme de tableau-sculpture. 

Ils constituent une véritable tribu avec une histoire, dont le chat noir Attileon, accompagné de son conte, signe la première peluche de cet univers, mis ainsi à la portée des enfant.

Dans cet univers volatile, les chats ne sont pas les seuls à avoir la part belle. Les loups viennent aussi fureter par là, mais ce ne sont jamais de méchants loups, et si d’aventure on les voit s’approcher des habitations, c’est toujours parce que leur ventre crie famine où qu’une portée de louveteaux les attend quelque part…

Côté peinture, j’affectionne le travail à l’acrylique et à l’huile hydrosoluble, avec des fonds souvent travaillés à la pâte en relief pour donner plus de profondeur aux oeuvres.

La série des Alchimistes met en scène des personnages portant turbans ou bonnets et capes aux motifs géométriques proches de l’univers de Klimt, baignés d’or cuivré, et qui semblent avoir voyagé depuis la Renaissance…

Les Alchimistes nous rappellent la précision d’horloger avec laquelle la vie a été conçue et soulignent le rapport étroit que nous entretenons avec la nature et l’univers tout entier. l