Qui suis-je et quel a été mon parcours ?

Je suis artiste plasticienne et littéraire très orientée vers l’art animalier décalé. Juriste de formation avec un DEA de droit privé, j’ai choisi de quitter mes anciens habits d’assureur des grands risques techniques monde entier pour réaliser mon rêve d’enfant.

De parents professeurs coopérants, j’ai passé le principal de mon enfance au Niger , en plein Sahel. Là-bas, on vit les portes closes le jour pour ne pas laisser rentrer la chaleur extrême et ouvertes la nuit sur un ciel d’un noir pur et étoilé. On y apprend à vivre aux côtés de la nature sauvage sans le confort classique : pas de télévision, pas de baignoire, pas de bonbons, et quelques insectes porteurs de danger à la ronde… 

On y apprend à rêver, jouer, et créer avec peu de moyens, laissant à l’esprit la part belle pour concevoir de nouveaux univers sans massacres, qu’ils soient humains ou animaliers et sans injustices de partage des richesses naturelles locales.  J’ai écrit de nombreux poèmes d’enfant, parfois surprenants, déjà décalés…

Devenue épouse et maman à plusieurs reprises, je me suis replongée dans l’écriture en 2007, avec la publication par un petit éditeur de ma première nouvelle “La Bête de Paname”, univers décalé et humour aux côté d’un héros naïf romanesque prêt à démystifier le metro parisien.   En 2015,  la nouvelle a  connu une suite : devenue roman, la Bête de Paname  a été publiée en 100 exemplaires via un financement participatif.

Fin décembre 2014 , les Editions Unicité ont publié le conte pour enfants « La langue au chat », que j’ai fait illustrer par des enfants malades de l’hôpital Necker pour les aider à guérir.

 
En 2014,  un autre type de plume est venu frapper à ma porte : la plume d”oiseau est devenu l’outil à la source de l’univers des PluminoOz, créatures en plumes d’oiseaux attendrissantes et loufoques.

Devenue à mes moments perdus sculpteuse de plumes, j’ai créé la série des tableaux PluminoOz, sortes de tableaux sculptures

Et comme chaque créature semblait avoir une émotion et une personnalité bien à elle, j’ai commencé à  leur écrire des contes associés.

En octobre 2016, j’ai décidé de me consacrer à temps plein à l’art décalé.

Ainsi est née la SASU KREATURS.

Les kreaturs se sont alors multipliées. On a vu naitre des BinocloOz (sculptures loufoques porteuses de lunettes)
     
et des SakinoOz (des sacs à mains en fausses écailles transformés en bêtes, et pas l’inverse!)
 
Le travail de la pâte fine de papier mâché et  l’association de matières disparates m’ont vite fascinée.
 J’ai donc entrepris de travailler les matières nobles comme le bois et le bois de graines, et les calebasses ont trouvé une place de choix dans mes délires. Ainsi sont nés les CalbinoOz .        
                                                
 
Dans mon  univers Ooz , les espèces vivantes prospèrent au lieu de disparaitre !!!

Quel est ma démarche ?

Citoyenne du monde depuis toujours, poète et créatrice depuis toute petite, je veux être actrice d’un changement positif sur le sol de ma planète en accordant à mes univers et  aux kreaturs qui les peuplent le pouvoir d’éveiller des consciences.

De même que la justice doit être au coeur du droit, l’art doit être au coeur des prises de conscience pour éveiller en chacun de nous ce qu’il a de plus beau à offrir en partage : amour, aide, créativité, liberté de pensée, capacité d’action, protection de la nature et des valeurs saines.

Poètes et créateurs ont un rôle à jouer à travers leur art pour aider la planète et ses habitants à aller mieux.

Les photographes nous rappellent souvent la beauté de la nature. C’est aux artistes doués d’imagination d’aller plus loin et d’attirer l’attention du public de façon insolite pour que les animaux soient respectés et traités sans cruauté.  L’humour, comme l’amour, est un bon cheval pour s’infiltrer à travers les murailles les plus résistantes et capter l’attention des endormis pour les réveiller…

L’homme n’est pas en opposition avec l’animal, tous deux sont compagnons de longue date et peuvent s s’entraider. Mais l’homme a un atout de plus : il peut limiter la souffrance et créer de nouveaux univers de jeux. Cette capacité est aussi porteuse de devoir, celui de combattre intelligemment toute forme de cruauté et d’injustice. L’art est une aptitude que je veux mettre au service de la cause animale et, plus largement, du respect des différences.